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A propos de votre argent, sa disponibilité est essentielle pour
régler, mais aussi dès le début de la procédure
pour garantir votre solvabilité.
La procédure de saisie immobilière n'est pas une
farce, mais une voie d'exécution forcée, coûteuse
et grave dans ses conséquences. Il faut en écarter les
fantaisistes les fâcheux et les trublions.
Les enchères ne peuvent être montées que par un Avocat,
qui doit s'assurer de la solvabilité de son donneur d'ordre.
Cette exigence professionnelle se traduit par des pratiques variées,
toutes ayant le même but, établir une présomption
de la solvabilité de l'enchérisseur.
On trouve ainsi des demandes de fiche hypothécaire de propriétaire,
qui établissent l'existence d'un patrimoine immobilier,
d'attestation bancaire de portefeuille de capitaux, ou d'autorisation
de prêt, mais le plus souvent il est demandé un chèque
bancaire de consignation, égal au moins à la mise à prix,
mais qui peut aller jusqu'à l'enchère maximum envisagée.
Il est donc prévisible de se trouver obligé de posséder
un capital disponible, et de le mobiliser, avant même la vente.
Ce capital va rester indisponible, donc improductif, pendant une période
assez importante, même si on n'a pas réussi à être adjudicataire.
Le candidat enchérisseur peut se consoler en considérant
que cette difficulté financière écarte des enchères
certains de ses concurrents et l'aide à faire éventuellement
une affaire.
Après la déclaration d'adjudication, le délai
de surenchère de dix jours étant écoulé sans
incident, le délai pour régler est ouvert.
L'Avocat du saisissant va adresser à celui de l'adjudicataire
le décompte des sommes dues, comprenant les frais préalables,
taxés par le Magistrat et annoncés au moment des enchères,
les frais postérieurs, proportionnels au prix atteint, et le montant
de l'enchère d'adjudication.
Le délai pour régler court du dixième jour après
la vente, et il figure dans le cahier des charges. Le plus souvent, il
est de deux mois, mais il faut le vérifier à chaque fois.
C'est à son Avocat que l'enchérisseur doit
poser cette question, ou en consultant lui-même le cahier des charges.
Ce délai est indiqué comme déclenchant le cours
des intérêts de retard à supporter. Ces intérêts
sont habituellement au taux légal augmenté de cinq points,
ce qui fait actuellement plus que les doubler ( 2003), et rend l'opération
particulièrement désastreuse financièrement.
Outre les intérêts de retard énormes, l'enchérisseur
est alors exposé à ce que la folle enchère soit
constatée à son encontre.
Il faut constater que dans la plupart des ventes, les règlements
peuvent se faire dans les deux mois ; en cas de difficultés spéciales,
il n'est pas douteux que le créancier saisissant soit susceptible
de patienter quelques jours supplémentaires, tout en calculant
l'intérêt pour la période en trop. La seule
règle de base est de donner dans le délai de paiement des
explications détaillées et crédibles, car le silence
sera toujours mal interprété. |